Pas grand-chose à dire, je continue mon bonhomme de chemin en traversant quelques périodes de turbulences, voire fortes périodes de turbulences.
Cependant, même si je perds en 2 jours le dur labeur d’une semaine, j’arrive enfin à me convaincre que … les cartes ONT de la mémoire !!!
Combien de fois ai-je, par le passé, précipité ma chute, en jouant plus que de raison quand tout, absolument tout m’était défavorable ?
Ce qui m’a sauvé durant ces 10 derniers jours, c’est la volonté de croire en la qualité de mon jeu (par rapport à l’opposition) et … aux cycles à Patrick.
Aïe pas sur la tête !! Mais non je ne l’ai pas dit, ou alors je ne l’ai pas dit fort.
En redevant positif sur PokerTableRanking après un début catastrophique sur les points fr, je pensais avoir fait le plus dur.
C’était sans compter sur la variance ( nf : Définit un système physique ou chimique susceptible de changer sans que l’état d’équilibre ne soit détruit. Communément appelée Cycles à Patrick [chut, je ne l’ai toujours pas dit].)
Donc, j’eus à peine le temps de crier victoire, que mon disponible reculait de 3 cases, sans que j’aie pu me faire le moindre reproche. J’ai fermé PS. Me suis attelé à rejouer le lendemain et les jours suivants avec la même application, pour de nouveau faire progresser mon disponible.
Par contre, ma courbe Sharkscope marque un arrêt dans sa progression. Il faut dire que je délaisse un peu les sitngo pour faire du cash. Et comme le jeu développé en cash ne s’adapte pas au sitngo, il est fort logique de ne pas progresser.
Et pour être tout à fait honnête, je ne suis pas très sérieux, ni très appliqué en jouant mes sitngo. Je fais du grand n’importe quoi.
Mais je ne m’en veux guère. Une session de cash me coûtant énormément d’énergie, j’utilise les sitngo à titre récréatif, pour évacuer la pression. Il ne faut donc pas s’étonner de ne faire aucun résultat.
De plus, mes engagements sont indignes de mon disponible. Je devrais dire qu’heureusement mes engagements en sont indignes. En conclusion j’y perds mon temps et je dois corriger cela au plus vite.
Rigoureux en cash et récréatif en sitngo résume mes 10 derniers jours, durant lesquels j’ai tenu à faire 100 vpp/jour. Je tiens désormais à finir l’année en obtenant tous mes bonus pour envisager d’ouvrir une autre salle début 2011.
J’y retourne immédiatement.
Note perso : Alex de tout cœur avec toi, ne lâche rien. Cela va reviendre.
Je profite de mes quelques jours de congés pour enrichir quotidiennement ma chronique. J’adopterai un rythme moins soutenu dès demain, avec mise à jour tous les 3/4 jours, notamment pour avoir moins de pression dans mon jeu.
En cash, j’ai joué plus de 1k mains.
Bien entendu, je n’ai fait que 380 mains en NL25. Cela m’est toujours plus facile de jouer libéré en NL10 où je dispose de plus de 100 caves. A ce propos, dans le billet clôturant son challenge ManuB dit exactement la même chose.
Mais il faut toujours se souvenir que :
Jouer sans pression est une excellent chose, si et seulement si, on joue sérieusement. Sinon, la sanction ne se fait jamais attendre : - 1 cave, -2 caves, -3 caves etc…. C’est sans doute la raison pour laquelle, certains joueurs préfèrent la pression qui décuple leurs qualités. Ce n’est pas mon cas, sauf à de très rares exceptions.
380 mains NL25 en 1 session, pour un 20bb/100
700 mains NL10 en 3 sessions, pour un 12 bb/100.
A ce propos, j’ai fait une dernière session tardive en NL10 le soir sur 9 tables. Presque 500 mains pour un 3bb/100.
J’y ai eu vraiment l’impression d’être un salarié du site Poker Star : si peu positif pour tant de vpp !!!
Mais je ne tomberai pas dans le piège de la course au vpp. Si je suis de nouveau GoldStar, c’est bien. Sinon …, sinon quoi ? Rien. J’ai jusqu’au mois d’avril 2011 pour obtenir l’intégralité de mon bonus de bienvenue. Sans grosse bêtise, à ce rythme, à la fin de l’année c’est clos. Mais je suis bien placé pour savoir que je ne suis à l’abri de rien. J’ai assez fait de conneries par le passé. Mais suis-je soigné ?
Je crois bien que OUI.
En cash, il y a tout lieu d’être satisfait. Sérieux, appliqué, techniquement perfectible bien entendu.
Mais en Sitngo, il n’y a pas de quoi être fier de ma prestation.
Quiche, Buse, re-Quiche, re-Buse, triple quiches …
Et dire que je m’en sors avec un roi de 69% sur 13 sitngo. C’est une honte !!!!
J’ai commencé par 1 itm sur 5 parties à 3€.
Jusqu’à là, rien d’anormal, ni d’alarmant, sauf que mes places ont été les suivantes : 9, 8, 8, 4, 3. Je tourne avec un pourcentage de moins de 8% pour des sorties prématurées en 8ème et 9ème position.
Là j’ai fait fort : 3/5 !!! placé 8 et 9, en cumulant toutes les erreurs possibles, y compris la plus stupide de toute : payer un 4bet all-in de l’UTG qui avait relancé initialement à 2 blinds.
J’ai poursuivi sur le même schéma. Une série de 4 à 3 € pour : 9, 8, 1, 2.
Rebelote : 2/4 parties gâchées prématurément soit du 7/9. Incompréhensible pour un joueur qui prétend ne pas jouer récréatif. Une honte !!
Heureusement que je me suis repris à la fin pour sauver les meubles dans cette série.
Pensant avoir retrouver un semblant de fonds de jeu, j’ai fait une dernière session de 4 en mixant 3 et 5€.
J’ai commencé par sortir 8ème d’un premier 3€.
A ce moment là, mon roi était de -19% sur 10 parties. Conforme à ma prestation. Tout, sauf un scandale.
Puis, une deuxième place sur un 3€ vient clore ma série des 3€.
Soit un roi définitif sur les 11 sitngo joués de -0,04%. Sauvé des eaux miraculeusement.
Après un début chaotique, où je renouvelle mes erreurs, je recommence à jouer sérieusement pour finir 1er sur les 2 derniers à 5€.
Grâce à celles-ci, mon roi fait un bond vers les sommets pour un 69% final.
Je peux toujours me réfugier dans l’excuse toute faite que la pression des 5€ m’oblige à mieux jouer. Mais ce n’est pas le cas : je n’ai aucune pression à jouer les 3, les 5 voire les 10.
M’enfin, je ne suis pas un adepte de l’autoflagellation, mais si je veux progresser il faut que je soit lucide.
Pour résumé : faire 6/13 en position 8 et 9, est un scandale. Pour le reste je ne m’en tire pas trop mal, car faire 1, 2, 3 ou 4 se joue généralement à pas grand-chose. Et faire une majorité de 1ère place ne doit pas masquer mon incompétence (ou ma suffisance) de ce jour.
Je dois mieux jouer et ne pas me réfugier derrière mon roi.
Et je pense à ceux qui ont consulté mes performances sur sharkscope où est affiché un roi de 37% sur 240 sitngo à 9 joueurs et à une moyenne de 5€, et qui m’ont vu joué hier. J’imagine leurs conclusions : J’ai croisé le roi des chatards car comment peut-on jouer aussi mal avec de telles stats.
Il faut corriger cela : j’y retourne immédiatement.
Pourquoi un départ quand cela ne s’est jamais arrêté ?
Je suppose que je profite de cette chronique pour mettre dans mon jeu ce qu’il lui manque le plus : de la rigueur !!!
Avant tout, je vais essayer de m’en tenir à quelques règles très simples en ce mois de novembre :
Règle 01 : Ne pas jouer de PLO
Règle 02 : Se rappeler constamment de la règle 01.
Règle 03 : Ne pas se disperser.
Règle 04 : Accepter la variance
Règle 05 : Corriger le tilt avec des HU low limit.
Et enfin
Règle 06 : Bosser enfin, ne serait-ce qu’un peu !!!!!!!
Au mois de novembre, mon jeu se concentrera sur :
Cash NL10 et NL25. Jeu sérieux et pragmatique sur la NL25, jeu éprouvette sur la NL10.
Sitngo 3€ FT, avec une participation à la bataille des planètes : Mercure, Mars et Neptune.
J’ai donc tenu mes promesses hier. Oui, je sais, c’est toujours plus facile à tenir un lendemain proche qu’un surlendemain lointain. Mais ce n’était pas gagné, croyez-moi.
Hier j’ai joué 18 sitngo, dont 6 pour le challenge Mercure.
Je vais débuter par le plus drôle. Les 6 du Mercure (de 1€ à 0,25). J’ai bien cru que j’allais réussir l’immense prouesse d’être ITM sur l’un d’eux… sans jouer un coup. Il s’en est fallu d’un cheveu.
C’est la cour des miracles : dès les premières mains du premier niveau, des confrontations à boîte A3 vs AK, TT vs 33.
Il faut savoir que pour une partie des joueurs : QJo est une premium ++.
Conclusion : c’est du récréatif et va falloir s’adapter sans que cela perturbe mon jeu dans les limites plus hautes.
Résultat : 3itm (1, 2, 3) et 3 bulles injustes ( quoique ;) ). Pas très bon départ pour le challenge. Si j’ai le temps je tenterai 2 blocs de 20 pour la semaine, après Basta !!
Sur les sitngo 3€, je ne suis pas très fier de mon jeu, d’autant plus que je n’ai pas cessé de perdre toutes mes confrontations 70/30, 60/40, 50/50, 40/60, 30/70. Puis, cela s’est arrêté un court instant pour me permettre de sauver ma journée.
Résultat : 1/3 d’itm avec 3 premières places.
Remarques : pour tourner à + de 20% de roi sur les sitngo, il faut faire :
Soit 50% d’itm et une répartition équilibrée des 3 premières places.
Soit 33% d’itm avec une majorité de 1ère place.
C’est pile poil ce que j’ai fait… par hasard.
Car mon jeu fut médiocre !! A ma décharge, je run bad depuis quelques jours, mais cela ne doit en aucun cas affecter mon jeu.
J’ai tellement honte de certaines parties, que je me refuse de les insérer dans Sitngo Wizard de peur que le programme les prenne pour des virus.
J’imagine déjà la réflexion du programme : Soit tu joues récréatif, soit tu t’achètes un cerveau !!!!!
Ce que je me reproche principalement, c’est de jouer en ligne, polarisé, sans m’adapter à la table, un peu comme si je jouais 20 tables à la fois, alors que je n’en joue que 6 max.
En cash, j’ai joué sérieusement le matin 162 mains en NL25 sur 4 tables et 650 mains le soir en NL10 sur 9 tables.
J’ai énormément de mal à tenir le rythme en cash, notamment si je joue sérieusement en NL25 sur 4 tables. C’est un très gros défaut chez moi. Dès que je gagne une cave ou dès que je perds sur un 2/4 outs river, je perds une partie de mes moyens. Je suis paralysé par l’enjeu. Quand mon disponible sera plus confortable, je me forcerais, ne serait-ce une fois pour essayer de corriger ce défaut.
Hier j’ai donc joué 1h30, pour :
NL25 : 92 bb/100. Une cave de gagnée puis paralysie.
NL10 : 2,3 bb/100. Horreurs sur horreurs, mais contrairement à l’enjeu de la NL25, j’ai gardé confiance et fini positif.
Côté réjouissances, j’ai bénéficié de 2 primes pour la bataille des planètes, obtenu une tranche supplémentaire de mon bonus de bienvenue et une récompense stellaire : soit un peu plus de 60 euros.
Pour finir, je me suis intéressé un peu à la méthode SAGE afin d’améliorer mes HU en fin de sitngo. J’espère que d’ici la fin de la semaine, je pourrais mieux me perfectionner et en tirer profit.
J’y retourne immédiatement.
Je souhaitais finir cette entée en matière avant le 1er novembre.
M’enfin, pour ceux qui me connaissent il n’y a rien de bien nouveau.
Sur les points com, j’ai mis 4 ans pour devenir un joueur régulier sur 2 salles. Ce n’est donc pas en 3 mois que je vais arriver à m’installer durablement sur 2 salles point fr.
Je joue donc sur 1 et une seule.
Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé. J’ai mis une centaine d’euros sur Bwin, monté puis redescendu, puis remonté, puis redescendu encore plus bas, de nouveau remonté, gagné un bonus de 20€, redescendu très bas encore une fois, et … jamais remonté pour finir par me broker.
J’ai ouvert un compte en m’affiliant grâce à une communauté spécialisée dans la stratégie. Elle y organise un freeroll tous les mois. Soit j’arrive à remonter grâce à ce freeroll, soit je ferme définitivement boutique.
Sur Bwin, j’y étais un joueur récréatif, j’ai tenté, rien n’a fonctionné. J’y ai pris très peu de plaisir. Est-ce la raison pour laquelle j’ai lâché plus que de raison ? Je crois surtout que si je ne joue pas mon A-game, j’ai très peu de chance d’éviter les dégâts majeurs.
Aucun regret.
J’y ai mis la même somme sur Poker Star. Puis un peu plus, puis de nouveau autant. Ce n’est pas à cause d’un brokage annoncé, mais pour bénéficier de leur bonus de bienvenue.
Le début a été difficile. La suite tout autant, il ne faut pas se leurrer, on n’est pas au pays de bisounours.
Par contre j’ai su inverser les résultats et progresser raisonnablement.
Mais il y a encore du boulot, et ce sera l’objet de cette chronique consacrée principalement aux sitngo et cash.
J’y retourne immédiatement
J’ai souvent entendu ou lu que le principal ennemi à une table est soi-même.
Donc, après : Où en étais-je ?
J’aborde la question : Qui suis-je ?
Mieux se connaître pour mieux appréhender les problèmes qui ne manqueront pas de se poser !!
Je suis un joueur régulier, et c’est tout, et …. C’est déjà beaucoup.
On distingue de manière très générale, 3 types principaux de joueurs.
Tout en haut de l’échelle, se situent les joueurs pro ou semi-pro.
Ces joueurs ont les moyens de leur soif de victoires et/ou la nécessité d’en vivre.
En bas de l’échelle, sans que ce soit péjoratif, les joueurs récréatifs. Ils ambitionnent uniquement de prendre du plaisir, et jouent au poker comme d’autres vont aux restaurants, ou louent un cours de tennis pour un après-midi.
Ils peuvent très bien payer avec 73, tout simplement parce que c’est fun, parce qu’il est l’heure, parce que ton avatar ne leur plait pas, …..
Le savoir évite toutes sortes de jérémiades.
Et au milieu, les joueurs réguliers dont la seule motivation est la survie pour continuer à jouer et à prendre du plaisir en jouant.
La survie est leur combat au risque de devoir faire face à des dépenses irraisonnables.
Bien entendu, rien n’est figé, ni strictement défini. De nombreuses passerelles existent entre ces catégories suivant les humeurs de la variance.
Tout cela est bien trivial certes, mais s’en souvenir est essentiel pour relativiser notamment en plein tilt, en période de doute.
A chaque catégorie son propre raisonnement.
Donc je raisonne en mode survie, mais je ne plains pas bien au contraire.
En mode survie, très éloigné du modèle commando (faut pas exagérer !!), j’essaye de garder en mémoire le triptyque suivant : Rigueur, recul et confiance.
Je reste persuadé que ces qualités sont bien plus importantes que les compétences techniques à développer pour réussir.
Et bien souvent, voire toujours, les premières induisent les secondes.
Mon habit de fête et de survie étant revêtu, j’y retourne.
Mais où et comment ?
Ploufff
Beaucoup d’inspirations pour redémarrer ce blog et puis plus rien … La cata.
J’y retourne immédiatement. 
Je rame, tu rames, il rame, … encore que là, ce n’est que moi qui rame. Foutons la paix à ceux qui n’ont rien demandé, encore moins de ramer (aux sens propre et figuré).
En relisant ces quelques mots, un mot me revient à l’esprit : Broderie.
Je rame et je brode.
Et encore, je pourrais les décliner je rame et je brode, tu rames et tu … , il, (ou elle) …
Bon, où en étais-je ?
Oui, justement à la fermeture des .com.
Programmés pour certains, anticipés pour d’autres et enfin précipités pour les derniers.
Je vous remercie Mr PS.com : fermer une avant-veille de week-end et de surcroît un week-end de fin de mois avec toutes les promotions afférentes, ce n’est pas très joli !!!!
J’avais programmé toute une série de tournois pour un enterrement de première classe, que nenni. Tout gâché.
Cela prouve (encore une énième fois) que ceux qui nous pondent textes et règlements sont à des années lumières du souci du confort du joueur.
Jeudi, vendredi, samedi et dimanche = 4 jours d’ouverture qui, à les croire, auraient donc changer la face de la migration sur les points fr.
Mon enterrement des points com a donc eu lieu sur Fulltilt, où pour l’occasion nous eûmes droit à un bal costumé et cosmopolite. Mon déguisement était celui d’un finlandais, je crois bien. Ben vi, avant de nous refuser l’accès par l’origine de l’IP, Fulltilt s’est basé sur la déclaration de la nationalité.
Intérêt général : voilà le motif qui permet tout et son contraire.
A défaut d’édicter pour définir l’Intérêt Général et se servir des joueurs, ils feraient bien mieux de réfléchir pour LE trouver, l’Intérêt Général.
Je vais taire ce que je pense de cette migration, l’Intérêt Général ayant été accommodé à toutes les sauces, je ne veux pas le salir davantage et le dénaturer.
Me voilà donc de plein pied dans l’environnement .fr.
Quelques brèves réflexions :
J’ai retrouvé le délice d’un chat (celui d’Everest des années 2006/2007) bien fourni où le champ lexical de vulgarité n’a que très peu de limite.
Se retrouver qu’entre français (ou presque) n’élèvera pas notre niveau, bien au contraire. L’autarcie n’a jamais été source de progrès.
Fini le temps où je pouvais toujours trouver un partenaire de jeu à toutes heures du jour ou de la nuit.
Et enfin que dire d’un système économique où l’on interdit à ses membres d’aller voir ailleurs mais où on y autorise la venue de joueurs étrangers. A première vue, il n’y a aucun mal. Cependant, il ne faut pas être très futé pour comprendre que les joueurs étrangers intéressés ne seront pas les joueurs récréatifs.
Et le principe d’égalité s’y trouve bien mis à mal : la variance affectera plus le joueur français qui n’aura pas les moyens de récupérer ses pertes sur les points com.
Cela s’appelle la colonisation.
Bon fini de pleurer, c’est comme cela et pas autrement. Pour ceux qui ne sont pas contents : circulez, y-a rien à voir ou jouez à autres choses.
Cela tombe bien, je me suis remis à la contrée, et aux échecs.
Hier, j’ai lu avec un grand plaisir le blog actualisé d’un pote. Blog épuré, mise en page plus agréable, un vrai délice pour les yeux.
Pourtant, ma première réflexion fut de penser : ‘ Enfin ! depuis le mois de juin, rien, silence ; il était temps !!
Puis en parcourant sa page, j’ai reçu comme une grande claque en voyant mon blog dans sa liste de blogs référencés au milieu d’illustres joueurs. M’enfin, ‘au milieu’ est assez impropre car après un an d’absence, seule la dernière place pouvait m’échoir.
Sincèrement désolé d’avoir pensé que 3 mois sans nouvelle était long.
Qu’ai fait en 1 an ?
Rien, enfin rien de bien différent de ce que je faisais auparavant … et que je continue à faire.
Au départ, je pensais naïvement qu’un tel support me servirait de mémoire. Le seul blog, qui à ce titre, ai eu une certaine valeur date de janvier 2008 pour être clôturé en avril 2009. Pourtant, je ne l’ai jamais consulté, sauf aujourd’hui avec nostalgie, pour me rappeler de sa date de création.
Je l’ai arrêté pour poursuivre ailleurs, non pas pour cesser de garder une trace.
Quelques blogs plus tard, et autres masturbations du cerveau sur la nécessité et l’utilité d’une telle démarche, j’ai enfin pensé récemment à ré-ouvrir une fenêtre sur mon quotidien de joueur amateur.
Un passage d’une chanson de Boris Vian m’est revenu en mémoire :
…
Et je n’me suis pas rendu compt’
Que la seul’ chos’ qui compt’
C’est l’endroit où s’qu’ell’ tombe
…
Se faire plaisir + claque salutaire = de retour.
Pour revenir à cette année et clôturer cette reprise : une chose dont je ne suis vraiment pas fier, c’est d’avoir stopper un tour du monde en jetons sur le forum MH.
J’étais dans la tourmente : Perte abyssale, confiance proche du zéro absolu, jeu insipide. Je n’avais guère le choix à cette époque. 2 alternatives s’offraient à moi.
Soit l’abandon définitif du poker
Soit la reconstruction : et pour y parvenir, il me fallait cesser toutes activités récréatives pour me concentrer sur mon poker. Cet objectif a été atteint après bien trop de temps pour revenir sur MH et dire coucou c’est moi, je reviens.
Je tiens à remercier tous ceux qui ont pris la peine de me lire jusqu’à présent, avec ou sans plaisir. Merci pour ce soutien implicite.
Mon blog sans mise à jour depuis près de 4 semaines, c’est chez moi un blog qui sent le sapin. Et mes 2 dernières journées de poker ont fini par me décider à mettre un terme à mes récits.
J’y avais déjà pensé par le passé.
En effet, je n’envisageais pas de continuer à raconter à longueur de paragraphes mes horreurs quotidiennes. Cela lasse tout le monde y compris moi ; et donne une image du poker que je me refuse à cautionner.
Depuis, peu de choses ont changé. Depuis que j’ai ouvert ce blog, j’ai l’impression que c’est une lutte quotidienne et incessante contre un bad run récurrent. Cela me saoule plus que cela m’affecte.
Une petite dernière … pour le dernier post, accordez-moi ce dernier privilège
:
Dimanche, j’ai vécu une journée cauchemardesque. Cela a commencé par des pertes à la régulière : des horreurs classiques. Quand mes jetons vont au milieu je suis largement devant pour perdre invariablement des 80/20, 90/10. Les mains sont sans importance, que du classique.
Face à un tel acharnement, et à de telles pertes, mon jeu s’est déréglé et je suis parti en c…
A titre d’exemple, jamais je ne dois perdre une cave sur le coup suivant :
J’ai AKs et de bb je fais un 3 bet, assez fort. Le bouton me paye. Au flop 727. A partir de là, je me marie et perds tout à fait logiquement face à 76, car je me refuse de croire à l’évidence.
Un vrai donk !!!!
Au lieu de me dire : bon compte tenu des mises successives, je suis battu. Pas grave, je lâche sans regret.
Non, j’ai pensé : le gars ne peut pas payer un gros 3 bet avec une main potentielle. C’est ev- sur la longueur, car pour l’investissement preflop, le prix à payer pour le gain espéré est trop élevé. Même s’il touche, sur le long terme c’est ev-. Sauf bien entendu, s’il tombe sur un DONK comme MOI.
Voilà comme en jouant comme un gros naze, on enfle un peu plus son déficit.
Lundi, je fais une pause, sans me forcer, naturellement. C’est un net progrès.
Mardi, je reviens plein de confiance.
Déjà le matin, je fais une rencontre qui me rappelle étrangement dimanche. Dimanche avec AA, je fais une relance, puis un 4bet, pour enfin payer la boite. Au board, un K. Je murmure pas de KK en face, pas de KK en face. Et le gars découvre AA. Ouff.
Mardi matin, rebelote :
Sur le 3bet adverse, je préfère anticiper la boîte qui sera payée. Au board un K. La même pensée me traverse l’esprit, et je pousse un ouff de soulagement quand il montrera les AA lui aussi.
Le soir, par contre, fut la goutte d’eau de trop.
Cela commence par un craquage d’as. Pas grave, cela arrive.
A ce titre, celui de dimanche est plus douloureux : à 3 left sur un sitngo à 30$, le stupid loose paye mon 3 bet avec 73o. Il se marie avec sa pp de 7 floppé pour finir avec une quinte. Au lieu d’aborder le HU avec un avantage considérable, je sors 3ème.
Pour en revenir à hier soir, j’ai vu Mitche sortir sur un 3 outs. Cela prouve que cela n’arrive pas qu’à moi. Cela je le savais, ne me rassure pas plus, mais par contre cela m’énerve encore plus.
Sur cela, j’ai joué un HU comme rarement. Je prends le dessus très rapidement et trop en confiance, je commence par perdre un 30/70. Stupide de ma part. Je reviens, prends de nouveau le dessus avec un avantage 2/3 vs 1/3. Je perds un coin flip. Normal. Ce n’est pas un scandale.
Je reviens, prends de nouveau le dessus avec encore un avantage 2/3 vs 1/3. Je perds encore un coin flip, pp vs A9. Il n’y a pas à crier au scandale.
Je ne me désunis pas, je reviens, prends encore l’avantage. Je perds un 70/30. AK vs AQ. Arrrrg.
Je reviens pour finir par perdre fort logiquement un 30/70. Et à partir de là, je ne reviendrais plus.
Lors des rencontres à boîte, je le couvrais à chaque fois. Il avait 3,6% de chance de gagner l’ensemble de ces confrontations. Con de moi.
Pauvre Mitche qui n’a eu de cesse de m’encourager.
La suite en cash n’est guère plus reluisante.
Je multitable, mais tout se passera finalement sur une seule table.
Je suis de bb avec une poubelle, Q5. Un gars limpe ses as. Je touche un flop miraculeux pour perdre face à une quinte de l’espace. Je ne me recave pas, le gars n’avait que 40bb. Je joue sérieux, reprends les jetons perdus quand je reçois AKs.
Je fais un violent 3bet, un gars paye avec 74s. Mon top paire top kicker sera battu par une flush qui rentre.
Pas grave.
Il me reste 40bb et décide de jouer relativement short stack. Je reprends mes jetons, je deviens plus aggro avec comme cible le super deep qui m’a payé avec 74suited. Il l’a bien compris puisqu’il devient plus raisonnable et rentre dans moins de coups et me fuit comme la peste.
J’ai désormais + de 100bb quand je reçois AA. Je relance comme je le fais depuis un bon moment. Un gars qui commence en avoir marre me fait un 3 bet et mon super deep fait un 4bet. Je boîte en prenant mon temps et je suis instant call par KK.
J’ai mis une heure à attendre LA rencontre, à remonter patiemment mes jetons, pour enfin le trapper. Bon la suite est évidente. Un K au board et je perds un pot énorme sur un énième 80/20.
En résumé, ce ne sont pas les pertes qui m’enragent mais le contexte. Mardi, j’ai perdu 5$ ce qui est ridicule par rapport aux mises, et surtout par rapport à dimanche.
Le déclic s’est également passé lors de l’écoute d’une émission de Club Poker Radio.
Un gars pro, est venu raconter son parcours et notamment un épisode qui a chez lui était le révélateur. En résumé, avec un bankroll de 8k$, il a pété un boulon pour jouer en NL1000, perdre une cave puis encore une demi cave pour tout récupérer sur une improbable rencontre avec une poubelle et finir la session avec un bénéfice d’une cave et demi. Depuis, il est pro et est un régulier de la NL100 et NL200.
Quel rapport avec moi, qui ne désire pas du tout passer pro ni même semi-pro ?
C’est tout simplement qu’à 1 semestre près, j’avais quasiment le même bankroll que lui, toutes rooms confondues. Sa NL1000 a été la NL400 pour moi, où j’y ai perdu successivement de gros pots et notamment 2 caves à boîte preflop. AA vs KK et KK vs AK. Ces rencontres auraient pu changer le cours des choses. Au lieu de cela, c’est la pouasse qui me colle à la peau depuis.
Quand j’ai débuté ce blog, je ne pensais certainement pas que j’allais y raconter mes victoires en EPT. Je suis assez lucide pour cela. Mais je ne pensais pas non plus, que le bad run serait le principal sujet de mes posts.
Pour arriver à ce bankroll, je n’ai gagné jusqu’à présent aucun tournoi à buy-in moyen ou élevé. C’est l’accumulation de petits jetons au fil des sessions qui ont grossi mon bankroll.
Donc, je pensais tout naturellement que j’avais des choses intéressantes à raconter sur ce blog.
Manifestement non !!! Ma progression a été stoppée et depuis c’est la dégringolade.
Je ne vais pas non plus en faire tout un drame. Il y a beaucoup plus important dans la vie. Sniff Sly, de tout cœur avec toi.
Je relativise donc. Mon bankroll a chuté de 75%, et il me reste largement de quoi m’amuser, surtout quand on pense que je n’y ai investi que 20$ en mai 2006. Mais je n’y crois plus, j’ai plus la foi.
Et à partir de là, je n’ai plus rien à partager.
Ma dégringolade m’a éloigné de MH et à ce jour, j’ai un pied dedans, un pied dehors. Et je pense mettre mes 2 pieds du même côté, une bonne fois pour toute.
Un célèbre publicitaire, une vraie quiche dont volontairement je ne citerai pas le nom, a dit récemment que si à 50 ans, on n’avait pas de quoi s’acheter une rollex, on avait raté sa vie. No comment.
Il me reste peu de temps lol. Nan je plaisante.
Tout cela pour dire, que je vais hiberner dès aujourd’hui et je ne reviendrai que quand :
Soit mon bankroll atteindra les 10k$. Une paille, lol, qui ne me fera donc jamais revenir.
Soit quand je me serais définitivement assuré que je suis un bad runner, car tout simplement je ne joue pas bien.
Je pars donc pour une petite traversée en solitaire.
Pour positiver et finir sur quelque chose qui me tient beaucoup plus à cœur : durant ces 3 années j’ai côtoyé des gens formidables.
Merci à Mitche sans qui, mon bankroll n’aurait jamais atteint ce pic. Et mon petit doigt me dit que durant cette traversée en solitaire, tu resteras mon seul compagnon de route.
Merci à Linda pour le frisson qui m’a parcouru quand j’ai lu son blog. Avec l’âge, j’ai appris que les choses vont beaucoup mieux quand on les exprime. C’est un moyen de soigner sa timidité car on se fout de ce que peuvent en penser les autres. Le silence est le pire des mépris ;).
Merci à toute l’équipe qui collabore à SPAM et au webzine. Continuez.
Merci à Nico pour son dévouement qui j’espère sera un jour récompensé. Ainsi qu’aux administrateurs, modérateurs du site. Une pensée particulière à JLucky.
Merci à tous.
Ce n’est pas un énième vrai faux départ. Ce n’est pas un adieu non plus.
Je préfère voyager seul un petit moment, mais comme j’ai trop de respect pour vous, je motive mon silence.
A la revoyure avec ou sans 10k$.
Savoir gérer un bad run fait partie du bagage technique d’un bon joueur. Comprendre les raisons d’une déroute, l’anticiper, pour finalement minorer ses pertes sont autant d’outils indispensables à la sauvegarde d’un bankroll que l’on a patiemment accumulé au fil des jours, des sessions.
Prendre des 2-outers, 3-outers, quand on joue autant de mains, est assez courant. Si la paire d’As gagnait tout le temps cela se saurait, et le poker ne serait pas ce jeu mêlant dextérité technique, adresse d’horloger, et malchance.
Mon bad run à moi, est toujours la conséquence d’une série de malchance insolente. Compte tenu du nombre de mains jouées, cela arrive et c’est bien normal.
Cependant, je n’ai pas encore assez de bouteille pour trouver cela normal. Par contre, j’ai juste assez de technique pour calculer la proba de la suite de ces horreurs. Et là, c’est la déraison qui l’emporte. Je ne cherche plus à limiter le pot hors position, à profiter de la position pour éventer un piège. Je deviens un bourrin qui pense que le jeu s’arrête preflop.
Et me voilà accumulant les pertes sur chaque bad beat. De plus, comme je suis un bourrin, quand je suis devant, je ne me fais pas payer.
Aussi, je minimise mes gains et maximise mes pertes. Jusqu’à ce que je me rende compte que je joue comme l’idiot du coin. Et là ce sont mes pertes qui me désespèrent.
Le réveil est difficile. Mais je dois me forcer à raisonner de nouveau pour ne pas perdre pied.
En conclusion, il n’y a pas de recette miracle pour échapper au bad run. La seule manière de minorer ses effets, c’est d’être un très bon joueur, avec de la bouteille relativisant ses pertes tout en continuant à jouer son jeu. Ce bon joueur pourra, le cas échéant, se rendre compte qu’il n’a plus d’edge aux limites jouées et aussi descendre de limite en attendant de progresser pour aborder de nouveau la limite supérieure.
Je ne suis pas ce bon joueur, donc j’ai quelques artifices.
Donc, il ne faudrait pas non plus négliger quelques artifices, qui permettent d’interrompre une dynamique de perte :
Un arrêt momentané, une descente de limite pour faire retomber la pression, une montée de limite pour accroître la pression, modifier ses tables d’engagements (faire du FR à la place du SH), changer de forme de poker pour des jeux à variance moins importante (du stud à la place du holdem) etc …
Voili, voilou, certes que des banalités, mais prendre conscience du bad run pour y trouver une parade est sans doute le pas le plus important vers la rédemption.
En ce qui me concerne, suite à ce maudit dimanche où j’y ai perdu le bénéfice d’au moins 15 jours de labeur, j’ai préféré ne pas jouer lundi matin.
J’ai donc repris les tables le lundi soir pour faire essentiellement du razz. 20 jetons de pris. C’est déjà cela.
Puis après avoir discuté avec Mitche, j’ai fait du Holdem SH en low limit sur PS, en deuxième partie de soirée. Je ne suis pas trop un adepte du SH low limit sur PS. J’ai sur PS une approche différente. Quand je fais du SH, je joue à des limites supérieures NL100, NL200. Le but étant de minorer mes pertes, tout en cherchant le bon client ; et mes sessions sont courtes.
Ce soir là, l’optique était un peu différente : jouer comme un régulier, avec du temps de jeu à table, en NL25, 2 tables.
J’ai l’habitude de jouer de cette façon sur Everest mais pas sur PS. C’est donc une nouveauté pour moi. En mode découverte, je n’ai pas été déçu. Les 3bet sont plus fréquents que sur Everest, l’agression la règle même si elle n’est pas toujours justifiée. Le seul avantage c’est le nombre de tables à disposition. C’est un avantage énorme car la réussite suppose quelque fois de changer de table assez rapidement.
Pour le reste, c’est du Short Handed.
Il y a une différence fondamentale entre le SH et le FR. En FR une bonne culture technique générale suffit pour éviter les pièges. On joue ses mains et la position. Si les cartes ne sont pas avec vous, la session est négative. Et si on force les choses, la session devient très négative.
En SH, même sans les cartes, sauf gros accident, si vous avez un edge, vous devez être positif en général. Car on y joue et/ou les mains, et/ou la position, et/ou les joueurs.
Cependant, le SH nécessite une approche différente du FR. Pour réussir en SH, l’analyse post-mortem est INDISPENSABLE. Pour 1 heure à une table, il faut consacrer ½ heure à analyser ses mains, sous peine de reproduire les mêmes erreurs.
Mais comme je préfère parfaire ma théorie générale et augmenter mon bankroll sans trop de danger (quoique !!), je joue principalement en FR.
Ces généralités abordées, ma session d’hier soir a été satisfaisante avec 20 jetons de gagnés, presque une cave.
Ce matin, j’ai repris le cours normal des choses et par la force des choses la dynamique de la défaite.
En NL50 FR, j’ai commencé par perdre 75 jetons en 150 mains. Un gouffre !! Jeu trop loose, les tirages qui ne rentrent pas, les mauvaises rencontres etc …. Pour pallier le défaut de jouer trop loose, j’ai modifié mon approche en allant faire mon job en NL100 FR.
J’ai pensé qu’avec la pression financière plus importante, je serais plus tight. A aucun moment, j’ai pensé monter de limite pour récupérer mes pertes. J’ai assez de bouteille pour savoir que cela serait la meilleure façon de creuser mon déficit.
En 150 mains j’ai repris une vingtaine de jetons, mais surtout j’ai retrouvé un jeu plus solide, et le bouton fold plus accessible.
300 mains plus tard à mes limites NL50 FR, je redeviens globalement positif sur l‘ensemble des sessions matinales avec un gain de 7 jetons.
Bad run et variance sont les 2 mamelles de la bête qui m’empêche de retrouver mon niveau de bankroll de 2008. Mais je ne désespère pas, je m’accroche et je finirai bien par y arriver. Non mais !!!
Et si je réussissais enfin une perf sur un mtt, par exemple le 30$ du dimanche matin.
Pour finir ce post, un GL à Voj pour sa nouvelle trajectoire. Je ne le connais pas très bien voire très peu, je sais qu’il ne lira jamais ce post, mais je partage avec lui pas mal de choses (la réussite en moins, bien évidemment) pour me sentir un peu concerné par ses projets.
GL Voj de Marseille.
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